KikouBlog de philtraverses - Juillet 2010
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paysages irlandais

Par philtraverses - 20-07-2010 13:02:22 - 4 commentaires

Irlande

Pour changer de la montagne.

Voici les longues solitudes initiatiques, pétries d'histoire et de conviction. La religion catholique y poussa dans le terrreau des highlands. Passé Dublin, après la visite du trinity collège, narrée par un étudiant hilare, à l'humour noir décapant, voici le fier ouest et ses lough ou lacs qui s'ouvre.  

A chaque virage le paysage change. Le temps, lui, reste immuablement gris. Le crachin nous accompagne durant ce périple.  Une fois apprivoisée la conduite à gauche et la rude conduite des irlandais, à coté de laquelle celle des Francais parait soft, lancés à 100 à l'heure sur des routes étroites et cabossées ou il y a à peine la place pour le croisement de deux voitures, le temps est à la flanerie.

Il n'est pas de lac, pas de montagne, qui n'ait été façonné par l'homme.

 

 

Ici point de Chemin pour atteindre les sommets en dehors de ceux larges et gravillonnés dans les parcs nationaux, minuscules enclaves que l'homme a abandonnées à la nature.

Le lac est comme un oeil bienveillant retenant le plus possibles les rares apparitions du soleil. Au bout du lac un cottage au confort et au luxe insolents.


Le temps s'est arrêté, laissant la pensée vagabonder et l'esprit, tel un faucon pèlerin, caresser l'eau du lac que rien n'émeut.

 

L'eau la terre les lacs se confondent, désespérant le regard qui cherche vainement des repères. Puis y renonce, acceptant de se perdre. Le temps n'est plus à la compétition, aux records personnels, à l'égo démesuré du sportif qui s'en défend maladroitement..ou hypocritement?

 

J'aimerais saisir le sens qui se cache dans ces eaux si humbles qui cherchent à se fondre avec l'horizon. L'herbe grasse attend le mouton perdu et affamé laissé en liberté.

 

Un chateau sans nom déchire le paysage de ses murailles. Bientôt ses flancs rejoindront la terre et se confondront avec la pierre d'ou il vient. 

 

 

Plus loin vers l'est, sans jeter un dernier regard, c'est le kerry, avec ses cotes découpées et ses montagnes profuses qui dressent fièrement leurs sommets de moins de 1000m. L'irlande culmine au carrantuohill, 1038m,sommet ou je n'irai pas, le temps ne l'ayant pas voulu.

Au bout du kerry, les ilots s'égrènent sur l'océan, comme un mantra. Plus loin, à 3500kms, c'est Terre neuve. Pour l'atteindre il faut franchir le piège des récifs. Oh combien de marins combien de capitaines qui sont partis joyeux pour des courses lointaines. .

 

Au bout il n'y a rien, que la mer jamais calme, que ces falaises, érodées et chaotiques qui défient la houle. 

Retour vers Dublin et passage à Cashel et son roc. Toute l'irlande rassemblée dans ces batiments, construit entre le 12ème siècle, pour la chapelle et le 17ème siècle pour le Chateau. 

 

Des ruines vivantes ou se fait encore entendre l'écho des batailles et des intrigues. Irlande, terre meurtrie qui a eu ses bourreeaux, comme Cromwell,
et désormais forte de son identité, qui a conquis son indépendance en 1922 et dont eamon de valera est un des grands hommes.

Irlande terre d'écriture avec de nombreux écrivains comme Beckett, chantre de l'absurde et James Joyce avec notamment son roman fleuve, Ulysse.

Retour Dublin. La pluie n'a pas cessé. A travers les vitres d'un pub j'entends un air Irlandais joué par une violoncelliste au visage pale. Un air pour danser, qui résonne comme un au revoir et qui m'accompagne jusqu'à l'aéroport. 

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madame dona

Par philtraverses - 06-07-2010 07:44:20 - 4 commentaires

 Pas découragé par le caractère confidentiel de mon blog voici un nouveau billet sur mes aventures tartarinesques dans les Pyrénées..

Dimanche 27 juin 2010. Aujourd'hui le but est de faire le circuit de la Dona. Superbe circuit très souvent hors sentier. Le plus souvent sur les crêtes, avec vue panoramique sur les grands sommets, Canigou, carlit, pic du géant. .

 

Le village de mantet au départ de la rando est encore endormi.

Une vue sur la belle vallée glaciaire qui se termine par le col de mantet tout au fond

 

La rando commence en descente vers le fond du vallon. L'endroit est encore un lieu de pacage pour les moutons ou les vaches. C'est une montagne vivante et qui veut encore vivre longtemps..    Je suis le gr au début pendant environ 1 heure. Plus loin une bifurcation indique la direction du col del pal à droite et du refuge de l'alemany ou des allemands à gauche.

 

Je prends la direction du col del pal en suivant toujours le gr. le sentier monte raide dans la forêt. La vue se découvre enfin vers les crêtes que je vais bientôt atteindre. Me voila enfin sur la large crete ou je quitte le gr 10 qui continue vers le col del pal et plus loin la caranca. Je n'ai plus qu'à monter dans les pelouses alpestres en direction du pic de serre galliniere qui culmine à 2663 m.

Au passage je reste à admirer le beau col mitja ou je suis passé la veille.

A présent la crete s'est rétrécie et l'horizon s'élargit. Le pic du géant, sommet le plus élevé du coin, se découvre.

L'itinéraire fait un arc de cercle et me voila au sommet de la dona, sommet dont le nom me fait penser à une dame patronesse

C'en est fini pour le moment de ma solitude. Au sommet se trouve un groupe d'espagnols. En descendant vers le col de mantet je croise de nombreux randonneurs tous espagnols venus de la station d'ull de terr. Je pense à cet instant au périple que va entreprendre Nicolas Darmaillacq qui passera par la vers le 25 juillet..

La descente du col de mantet est assez raide dans la pierraille croulante. Je jette un dernier regard vers le col une fois atteint les alpages .

 

Il n'y à cet endroit pas de véritable sentier continu, juste des traces, des sentes à mouton, mais l'itinéraire est évident. A la bifurcation, au lieu de traverser le ruisseau pour rejoindre le refuge des allemands je continue sur le même versant par une sente balisée en jaune. Je rejoins enfin le village de Mantet qui s'est réveillé et ou ça sent bon la garbure..

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