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l'égoisme triomphant et suicidaire a gagné

Par philtraverses - 02-06-2017 12:25:43 - 2 commentaires

Le soleil se lève encore mais pour combien de temps. 

L'imbécile, ranci dans sa cupidité et son orgeuil,

boudeur comme un enfant dans une cour de récré,

sur le futur de l'humanité toute entière,

à contre sens des vérités admises par tous,

sauf par les scientifiques lobbysés,

jette son sarcasme.

Il devait montrer à ses électeurs,

gavés de hot dog et en surpoids,

l'élite du monde sans aucun doute,

n'ayant jamais ouvert un livre,

à part le manuel de maniement des armes,

transis d'inquiétude illégitime à l'idée de perdre leur mode de vie,

curculant dans des voitures qui font du 15 l au 100,

qui était le maitre du monde,

ce monde qui maintenant s'inquiète,

tandis que des iles entières disparaissent,

malmenées par la montée des eaux.

Nul doute que demain cet homme,

ira tweeter triopmhant,

ravi d'avoir assis son derrière,

sans nul doute sale,

sur le visage des enfants du monde.

 

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le bureaucrate

Par philtraverses - 24-02-2017 20:05:17 - 5 commentaires

La force du temps qui passe,
aussi puissante qu’un glacier,
avançait doucement, mais surement,
rabotant les replis de ma mémoire,
polis et repolis par les habitudes.

Je glissais doucement dans la multiplicité,
de mes émois à présent désincarnés,
et l’aube filtrant à travers mes paupières,
laisser perler comme des larmes,
les désirs inaccomplis, les rêves inassouvis.
 
Les vies que j’avais rêvé d’avoir,
comme des mirages s’éloignaient,
tandis que la musique du temps qui passe,
avec cruauté, comme un poignard,
excitait la plaie jamais refermée,
des élans réfrénés, des baisers refoulés.
 
Je me rappelais les vies que je voulais avoir,
et enfermé dans mon bureau,
je ne savais plus qui j’étais,
et si le visage que je voyais dans la glace,
fané et désemparé, était bien le mien,
si c’était bien moi qui avait rêvé,
ces vies qu’il était trop tard pour avoir.
 
M’abrutissant dans les profondeurs des dossiers,
Je finissais par ne plus vouloir savoir,
ce que j’avais rêvé d’être, et je voulais oublier à jamais,
les récits d’aventure, les exploits d’alpinistes,
et d’explorateurs, dont mon enfance s’était nourrie.
 
Je pensais à Paul Émile Victor,
Haroun tazieff, lionel terray,
tout ces conquérants de l’inutile,
chantal mauduit, raymond maufrais,
déplacés dans ce monde matérialiste,
et qui feraient aujourd’hui la risée,
des bien pensant cramponnés à leur smartphone,
et leur gadgets derniers cris,
que j’invoquais à mon secours,
pour me sauver,m’aider à me retrouver,
en vain.
 
Il ne me restait plus qu’à rentrer chez moi,
abruti de fatigue,
me complaisant dans l’insignifiance,
insignifiant parmi les insignifiants,
le soir fatidique enfin arrivé,
j’allais me cacher chez moi,
bureaucrate besogneux,
terne, rasant les murs,
inexistant, que plus personne, enfin, ne remarquait.

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L'ère du vide

Par philtraverses - 28-01-2017 11:14:38 - 4 commentaires

Ceci est un pamphlet 


Ma religion était faite depuis longtemps. Mis à part quelques, rares, sites d’utilité publique, internet était devenu un grand village, ou les ragots, les rumeurs, présentées comme des vérités plus vraies que vraies, foisonnaient. où les plus bas instincts étaient flattés.

La nature humaine, faite de jalousies, d’égoïsmes, de bassesse, je ne suis certes pas rousseauiste, s’y donnait libre cours. Je retrouvais désormais sur internet tout ce que j’entendais dans les tribunaux, ce que j’y lisais dans les écritures des parties. La mauvaise foi, le mensonge, ..la dissimulation. Je n’étais pas dépaysé, presque en terrain familier.

Mais avec des concepts comme anti politiquement correct et anti pensée unique, on avait désormais touché le fond. Les tenants de ces concepts s’offusquaient de ce qu’il soit désormais interdit de toucher les fesses des femmes dans les métros, de les insulter et de les traiter de pouffiasses lorsqu’elles remballaient les auteurs de compliments dont elles n’avaient que faire,

Ils se choquaient de ce que désormais on lutte contre le harcèlement à l’école. Il fallait bien laisser ces chères têtes blondes régler leurs problèmes entre elles et tant pis si de temps en temps l’un d’entre eux ne pouvait plus supporter et n’avait d’autres solutions que d’en finir. Ils étaient courroucés à l’idée qu’on ne puisse plus désormais infliger de punition corporelle aux enfants, dont pourtant chacun sait qu’elle est juste un défoulement des adultes dépassés par leur progéniture et donc incompétents, alors que la punition corporelle ferait partie de la culture Française.

Ils se choquaient de ce que désormais, les clients des prostituées soient verbalisés: quoi c’est mal que le corps humain soit considéré comme une marchandise et que la personne qui est derrière soit niée ? Il s’offusquaient de ce que les femmes cherchent à devenir les égales des hommes et être traitées de la même manière que les hommes en terme d'attitudes et sur un plan matériel.

Ils étaient courroucés à l’idée qu’on ne puisse plus être racistes, homophobes, qu’on ne puisse plus polluer en paix en prenant sa voiture pour aller chercher son pain à 100 m de chez soi, qu’on soit verbalisé si on commettait des excès de vitesse, qu’on ne puisse plus faire des queues de poisson aux véhicules trop lents sur l’autoroute, même si on s’aplatissait devant celles des camions, loi du plus fort oblige..

Ils étaient courroucés à l’idée qu’on ne puisse plus traiter les homos de.. et les maghrébins ou Beurs de..

Ils refusaient de prêter secours aux plus faibles et d’accueillir la misère, recroquevillés sur leurs maigres privilèges et prérogatives. Ils ne se choquaient pas de ce que le traitement de la crise des migrants ait été sous traité à un autre pays que je ne nommerai pas et soit donc totalement occulté ou forclos au sens lacanien du terme..

Ils étaient choqués que l'on se préoccupe du sort et de la souffrance des animaux dans les abattoirs.

Ils étaient pour que l'on reste entre soi, entre gens qui se ressemblent, ont la même religion, la même couleur de peau, la bonne. Il fallait fermer toutes les portes, toutes les frontières se reproduire entre soi et tant pis pour la consanguinité..

Ils accordaient plus de crédit à une rumeur publiée sur internet, à un tweet, qu’à un article de journal et n’entendaient que ce qu’ils voulaient entendre. Tout ce en quoi ils ne croyaient pas, partagé par leur petit cercle, était devenu inaudible.. 

Ce qui était devenu important n'était pas ce qui était dit, mais qui le disait et à qui. 

A croire que ce qu’on entendait dans les tribunaux, la manière dont les gens s’y comportaient, était descendu dans la rue et s’était généralisé à la société toute entière, sur internet. Quelque chose de familier en somme. 


En référence à Gilles Lipowetsky qui avait déjà tout dit, un de mes livres e chevet quand j'étais étudiant

https://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%88re_du_vide

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un ilot perdu dans un océan de contraintes

Par philtraverses - 03-08-2016 10:17:45 - 3 commentaires

 

Les Pyrénées, mon refuge, presque une raison d'être. plus de 40 ans que je les arpente, depuis que mes parents, alors que nous habitions à PAU, m'emmenèrent aux lacs d'Ayous. Je découvrai, émerveillé, ces larmes nichées dans une terre ingrate. Depuis le virus ne m'a plus quitté. Je marcherai dans ces hautes terres jusqu'à ce que mort s'ensuive, mes cendres dispersées sur un de ces sommets émergeant dans la mer de nuages.. 

Des traversées des Pyrénées, j'en ai fait: Gr10, Gr11, Hrp, et diverses variantes. 

Aussi, lorsque fut lancé l'idée de la Transpyrénéa, je me dis que cette course était faite pour moi et je me lancai. Malheureusement une mauvaise sciatique, apparue en Février, ruina mes espoirs: je ne pouvais plus m'entraîner correctement.

Je décidai de vendre mon dossard à prix cassé et, heureusement, il se trouva un acquéreur. Bien m'en a pris, vu la façon dont les choses ont été organisées et les incroyants, ceux qui n'ont rien compris à l'esprit qui a toujours bon dos, traités par le mépris, rappelant étrangement le discours de certaines obédiences, que je ne nommerai pas.. 

Je restais toutefois sur mon idée de traverser les Pyrénées. J'organisai donc cette nouvelle traversée. Là encore les choses se présentaient mal puisqu'au cours d'un footing, je tombai lourdement et me fracturai plus ou moins deux côtes.. 

Malgré cette adversité, je pris le départ. De ce périple, parenthèse alors que m'attendent de nouvelles échéances et enjeux professionnels et familiaux, restent ces 214 photos de pietre qualité, que je ne commenterai pas, de mes 20 jours de marche, de Hendaye à Planès.

L'aventure a pris fin, pour une histoire de pieds, trop douloureux après les jours de pluie sur les crêtes d'iparla et au pays basque, les orages au dessus du lac de l'oule, et les jours de canicules..

Je sais déjà que je reviendrai car d'autres traversées m'attendent  

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dernier choix

Par philtraverses - 28-03-2016 12:39:33 - 7 commentaires

En fouillant dans les souvenirs et écrits de mon frère, je ressors ce vieux manuscrit jauni dont je tire un extrait. Celui du roman qu'il n'a jamais écrit. Car il n'en eut jamais la force. Celle de dominer ses sentiments, de les canaliser, par cet artifice qu'est la littérature. Ecrire, suppose de parler de sentiments qu'on a pas ou plus. Sinon on ne pourrait pas écrire. C'est le paradoxe de l'écriture. Les sentiments dans la littérature, sont des planètes mortes dont la lumière nous parvient des années après..

"En regardant koh lanta ce soir là, il me revient des souvenirs et une expression, qui résume ce qui sera ma vie. Dernier choix. Il s'agit ce soir là de la composition des équipes. Il y a ceux qui sont choisis en premier et puis les derniers choix, les laissés pour compte. Quant bien même ils sont pourvus de quelques talents, comme l'avenir le montrera, comme celui d'allumer du feu.

Nul ne sait ce qui préside au choix des individus dans la composition des équipes. Je regarde attentivement ce qui se passe. J'essaie de sonder la profondeur abyssale de ce mystère. J'ai usé mes yeux à force de lire ce qui s'écrivait sur le sujet. J'ai déjà tout oublié de ce verbiage d'usurpateurs. Je ne retiens plus qu'une chose : Ce ne sont pas forcément les plus forts ni les plus beaux qui sont choisis en premier. Quoique. Non. Il y a quelque chose de l'animalité dans les choix de son ou de ses partenaires, peut être, sans doute, les phéromones, ces fameuses odeurs indétectables consciemment, mais qui joueraient un rôle et seraient perçus par notre cerveau reptilien. Pas d'explications rationnelles en réalité, même si on tente d'en plaquer à posteriori.

Dernier choix. Quelle odieuse expression. Me reviennent alors des souvenirs désagréables de mon enfance. Enfance désagréable. Dont j'ai du mal à dégager quelques souvenirs de bonheur. Pléonasme en ce qui me concerne. Bien sur, les psys, pourvoyeurs de normalité, ci devant grands censeurs, Robespierre de la psyché, ne pourront se retenir d'esquisser un sourire narquois qu'ils cacheront derrière leur petit doigt, ou leur feuille de papier, sur laquelle ils prennent distraitement quelques notes, entre deux assoupissements, impatients que la séance se termine, neutralité bienveillante qu'ils appellent.

Mon père était militaire et je changeais souvent d'école, tous les deux ou trois ans environ. Arriver au milieu de l'année après avoir perdu le bon copain que je m'étais fait avec difficulté, n'était pas chose facile. Etre l'objet de la curiosité, plus ou moins bienveillante de pré ados, quand on est timide et discret et qu'on aime pas se mettre en avant, ce qui était mon cas, est une expérience que je ne souhaite pas, même à mon pire ennemi. En outre, d'expérience, je savais que les premiers qui iraient vers moi, seraient ensuite mes ennemis. Cette règle s'est toujours vérifiée, même à l'âge adulte.

Bien sur, au mieux, le professeur principal de la classe ou j'échouais, tel un navire à la dérive, essayait de m'intégrer et je devais me présenter, dire d'où je venais. Etc. Bref le folklore habituel. Je savais que j'avais quelques heures, juste une matinée, pour m'intégrer, plaire, qu'après, il serait trop tard, car les prépubères n'ont pas cette patience que feignent d'avoir les adultes.

Mais il était toujours trop tard. Je n'avais pas ce charisme, ce magnétisme animal qui fait que vous vous intégrez rapidement et que vous plaisez aux autres. Ou encore cet instinct qui fait que vous acceptez d'être le vassal du dominant de la classe et vous plongez avec délectation dans l'oubli de vous même, et adoptez les postures du dominé, que les vendeurs automobiles connaissent bien, pour les avoir apprises dans quelques cours de vulgarisation mal assimilés, dont l'unique objet est, dans une relation dominant dominé, d'amener le client potentiel à abandonner toute rationalité pour acheter même s'il n'en a pas les moyens financiers.

Bref. J'allais en concevoir, plus tard, à l'âge adulte, une méfiance justement pour les personnes charismatiques qui malgré leurs efforts pour rentrer dans mon cercle intime, si l'envie fantaisiste leur en prenait, sans doute pour avoir un objet sur lequel ils pourraient exercer leur appétit de domination, se verraient toujours systématiquement rejeter à la périphérie.

Le sport, les jeux collectifs, étaient la pire situation à affronter. Particulièrement le hand ball, que je détestais plus que tout. Venait le moment fatidique de la composition des équipes. Je savais que je serais inéluctablement le dernier choix. Bien sur, le professeur de sport allait toujours dans le sens du courant dominant, celui du plus fort, et désignait invariablement les deux meneurs de la classe pour composer les équipes. Pau à peu, le rang de ceux qui attendaient leur tour d'être choisi, se dégarnissait. Je restais alors, invariablement, le dernier dans le rang. Même quand on ne m'avait pas vu encore jouer. Il est vrai que j'étais nul en sport collectif. Quand on m'avait vu jouer, il était normal que je sois le dernier choisi. Mais avant ? . Il devait y avoir cette sorte d'instinct animal qui faisait que, rien qu'à me voir, on pressentait que j'étais nul.

Peut être y avait il l'odeur que je devais dégager, celle de la poisse, une angoisse mêlée de peur, un mélange d'espérance, celui d'être enfin choisi, désiré, et de peur, celle d'être choisi, car je savais que je ne serais pas à la hauteur. Toute l'histoire de ma vie. Où peut être était ce l'expression de mon visage ou de mes yeux.

Plus tard à l'âge adulte, les choses se répéteraient indéfiniment, que ce soit sur le plan professionnel ou autre. Une fatalité, contre laquelle je ne pouvais rien. Pire, qui devenait désirable, car connue, et comme telle rassurante. Plus que la peur de l'inconnu, qui aurait été, d'être, pour une fois, the one, le choisi."

Je referme doucement ce manuscrit de mon frère aux pages jaunies. Jusqu'à la prochaine fois

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caricatures, l'esprit francais

Par philtraverses - 24-09-2015 16:40:21 - 4 commentaires

Régulièrement, les sondages montrent chez les Français un sentiment négatif d'inquétude, un pessimisme ambiant, un repli frileux vers un passé jugé forcément plus glorieux et meilleur que le futur, qui s'annonce certes tout sauf radieux.

On pouvait s'attendre à tout sauf à ça, dans un pays où tout citoyen, à condition qu'il effectue les démarches pour ce faire, peut bénéficier du RSA, soit 524,16€ pour une personne seule au 1er septembre 2015, ainsi que d'allocations familiales, ressources le faisant passer comme étant riche comme cresus pour la population de la plupart des pays du monde.

Loin de moi l'idée de dire que nous sommes des nantis par rapport aux millions de personnes qui meurent de fin, entre autres, pour ne parler que de l'aspect matériel et de chercher à culpabiliser qui que ce soit.

Il faudrait simplement être apte à regarder autre chose que le bout de son nez, savoir faire preuve d'empathie et se mettre à la place des autres, les victimes tout au moins, les autres n en ont pas besoin, et arrêter de se plaindre, pour s'apercevoir que nous sommes loin d'être les plus malheureux. Moi le premier.

Alors pour une fois, regardons le verre au tiers plein. Parler de verre à moitié plein serait un abus de langage.  

L'esprit Français, c'est  aussi l'attachement à nos nobles institutions, qui font de nous ce que nous sommes.

D'abord raler, c'est un sport national.

Il est intéressant ensuite, pour savoir ce qui compte vraiment pour les Français, quel est leur terreau commun, ce à quoi ils sont attachés de manière compulsive et irrationnelle, de s'arrêter aux résultats de sondages nationaux, révélateurs d'une forte résistance au changement de nos compatriotes et, surtout, d'une forte nostalgie pour ce qui semble incarner le glorieux passé. 

Le service militaire : à 90% les Français se prononcent pour un retour au service militaire :http://www.sondagenational.com/#page-0. Sur ce point, il avait un aspect positif en ce qu'il permettait le brassage des différentes couches sociales et participait au sentiment d'être Français.  

le culte de la voiture : 60% des Français sont pour la supression du permis à points. Ah mais c'est quoi ces empêcheurs de rouler comme bon nous semble!! idem pour l'augmentation du nombre de radars automatiques sur les routes: 78% sont contres. Contre encore, le fait d'abaisser la vitesse sur les autoroutes à 90 km/h. 

Le culte du diesel: 88% sont contre une augmentation de la taxation du diesel dont toutes les études, en tout cas dans leur grande majorité, dès lors qu'elles sont menées par des scientifiques indépendants des lobbys puissants en ce domaine, s'accordent à dire qu'il est nocif pour la santé et au surplus cher puisqu'importé en quasi totalité car non produit en France. 73% encore, sont contre la supression du diesel dans les grandes villes.

La fessée: 68% des Français contre l'interdiction de la fessée!!, dont on sait pourtant qu'elle n'a aucune valeur éducative qu'elle est même contre productive puisqu'après la fessée à lzquelle finit par s'habituer l'enfant, what else ? quel moyen d'action sur l'enfant, sinon la maltraitance? Elle sert juste à défouler les parents impuissants devant leurs garnements, qui ressentent après coup un sentiment de culpabilité et n'ont de cesse ensuite de se racheter en gatant leurs enfants. Pour avoir été parent, je pense être légitime à l'affirmer. 

72% contre la libre circulation schengen. Autant dire qu'après ça il n'y a plus d'Europe et que le rôle de l'Europe se réduira à réglementer la taille et la couleur des ailes des mouches . D'aucuns diraient à enculer les mouches en vol, ce qu'elle sait d'ailleurs fort bien faire au demeurant.

Je ne parlerai pas du nucléaire auquel les Français vouent le même attachement irrationnel viscéral et trouvent toujours de bonnes justifications dont la moindre cherté de l'electricité, ce qui au vu du prix de la construction du nouveau réacteur et de la répercussion qu'il aura sur les factures, prête à rire. 

D'une manière générale, le non l'emporte pour tous les projets de réforme, quel qu'en soit le domaine..  

C'est donc notamment ça l'esprit Français, sa spécifité et esprit de résistance. En son temps Michel Crozier parlait déjà de société bloquée. 

Comme quoi, ce n'est pas parce qu'un discours est majoritaire qu'il est vrai. 

Dans cette vidéo, Vincent Lindon remet à sa place un conducteur agressif qui illustre à merveille le culte voué à leur bagnole par les Français, en lui rappelant l'essentiel. Euh pas tous les Français Clin d'œil  

 

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l'été n'est pas féministe

Par philtraverses - 21-06-2015 13:49:21 - 2 commentaires

 

Non l'été n'est pas féministe.

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je ne ferai rien

Par philtraverses - 24-01-2015 13:12:21 - 9 commentaires

Petit divertissement en prose écrit en 10 mn, librement inspiré du temps présent 

Je garderai mes révoltes pour moi,
mes désespérances, mes rêves,
d'un monde meileur,
le soir, dans le train,
j'entendrai, comme d'habitude, des propos malveillants,
des conversations ordinaires,
sur les étrangers, les sdf, les chomeurs,
l'expression de la haine ordinaire,
en toute bonne conscience,
qui ne se cache même plus,
je courberai la tête, je baisserai les yeux,
je ne ferai rien,
chez moi, à la télé, j'entendrai parler,
comme d'habitude, de ces peuples d'amazonie,
et de ces inuits du grand nord,
qui ont perdu leur mode de vie,
et se suicident lentement,
se saoulant consciencieusement,
en regardant leur mort en face,
programmée d'avance à la télé,
et je ne ferai rien,
je verrai, comme d'habitude, ces plages souillées,
et ces paysages de l'arctique,
à peine connus et découverts,
et déjà souillés par l'appat du gain,
la recherche fébrile de pétrole et de gaz,
pour ne pas se donner la peine,
de chercher des alternatives,
il n'y a pas de temps à perdre,
c'est la religion de l'instant présent,
qui guide tous nos actes,
une forme de fanatisme,
plus forte que la raison,
et je ne ferai rien,
je saurai aussi, comme d'habitude,
l'histoire de ces enfants,
d'asie et d'ailleurs,
qui n'ont plus de destin,
du menu fretin,
qui fabrique mes chaussures de sport,
mes vêtements bon marchés,
qui pour certains meurent à 15 ans,
tout au plus,
sans avoir jamais connu l'amour et dans la solitude,
une fois qu'ils sont trop fatigués pour produire,
au mileu des déchets de la ville,
et je ne ferai rien,
Comme tout le monde, comme d'habitude, je sais,
que des milliers d'éspèces animales et végétales,
que l'on ne découvrira jamais,
qui auraient pu tant nous apprendre,
nous apporter pour nous soigner,
nous en apprendre sur l'évolution,
chaque jour disparaissent,
que les fiers gorilles, les majestueux tigres,
les puissants éléphants, disparaissent dans l'indifférence,
et ne seront bientôt plus que dans les zoos,
pour la plus grande joie des enfants,
mais qui s'en soucie ?,
car le combat entre les puissances de l'argent,
qui incitent les pauvres à détruire leur patrimoine,
animaux, forêts, mers, lacs, vallées,
pour trois frans et six sous,
et les hommes de bonne volonté,
est perdu d'avance, comme l'histoire le démontre,
et je ne ferai donc rien,
j'apprendrai par la télé,
qu'encore une fois, comme d'habitude,
le seuil d'alerte à la pollution,
a été dépassé dans plusieurs villes,
que notre santé en est affectée,
qu'il faudrait, dès à présent,
réduire notre consommation d'énergie,
avant que le point de non retour ne soit atteint,
alors que c'est tout le contraire qui se passe,
et qu'il est évident, sauf pour les naïfs,
que rien ne sera fait,
et que le pire est pour demain,
mais je ne serai pas la pour le voir,
alors ce n'est pas grave,
et, comme tout le monde,
les politiques, les gens,
je suis incapable de me projeter dans l'avenir,
d'anticiper, de voir au delà de ma propre vie,
trop couteux en énergie,
il faut positiver, profiter, ne pas se prendre la tête,
car quand même, on a qu'une vie,
et il faut veiller à ne pas la gacher,
en cherchant à voir plus loin que le bout de son nez,
alors, je ne ferai rien, comme toi, comme vous.

ps: heureusement, les montagnes sont toujours là, mais peut être y trouvera t'on du pétrole ou une source d'énergie quelconque pour faire marcher nos voitures. Nous aurons alors le choix entre les embouts sur le periph ou préserver ces lieux. Le choix sera vite fait.. il est déjà fait.

 

 

 

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enfin seul

Par philtraverses - 13-12-2014 15:32:11 - 3 commentaires

Voici un petit texte bucolique, qui m'a fort amusé.. Cool

Il n'y a plus rien de différent,
plus de fleurs, d'animaux sauvages,
si ce n'est sous serre, domestiqués, rassurants,
plus rien d'étranger à soi,
qui empêche de se retrouver entre soi,

plus rien qui empêche l'homme,
de se mirer lui même,de s'admirer,
dans les miroirs qu'il se tend,
à longueur de journée.

enfin seul, se dit le dernier homme,
qui tel narcisse peut se contempler à loisir,
parler de lui à longueur de journées,
à travers les films et les médias,
les technologies de pointe,
le progrès technique.

Car enfin, si dieu a fait l'homme à son image,
l'homme ne pouvait se sentir divin,
tant qu'il n'avait pas fait le monde à son image,
tant qu'il y avait cette différence irréductible,
cette nature, inutile, indomptable,

trop puissante et donc gênante, qui lui faisait de l'ombre.

il y avait bien autrefois des gens,
qui portaient le pagne et vivaient nus,
dans les derniers lambeaux de forêt,
menacés par les bulldozers,
fuyant les fusils, des promoteurs immobiliers,
de vils protozoaires, au regard de l'homo mobilis.

il y a bien longtemps qu'eux aussi,
se sont enfin rangés à nos idéaux,
aux vrais valeurs, et vivent désormais,
rivés à leur portable, nous ressemblant enfin.
il n'y a plus que le même, le même soi,
décliné à l'infini, c'est la fin des différences honnies.

Désormais, c'est chose faite,
la nature, domestiquée sous bulles,
les vagues que l'on commande avec sa télécommande,
les couchers de soleil, que l'on zape, si on le souhaite,
les selfies de soi même, que l'on fait avec soi même,
ou avec son voisin, un clone de nous même, en pire.

il n'y a plus de nature,
qui ne servait à rien, pouvait être dangereuse,
et pour aller à la mer,
il y a toujours les yaquacenter,
quant à ceux qui réclament de la nature sauvage,
ils croupissent dans les hôpitaux psychiatriques,
addicts aux électro chocs.

Pour la forêt, il suffit d'aller dans les parcs,
où poussent des arbres, tous calibrés à la même taille,
l'uniformité, délicieuse et rassurante,
de sa visqueuse splendeur, enveloppe tout.

vive l'entropie et les trous noirs,
qui absorbent toute différence,
dans le vacarme du monologue,
de l'espèce humaine dans l'univers indifférent.

 Edit :

lien qui résume tout

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de la responsabilité en général..

Par philtraverses - 31-05-2014 12:05:34 - 3 commentaires

Suite à diverses discussions et spéculations sur le forum, je me suispris au jeu de clarifier certaine notions sur la responsabilité. Puis, plus spécifiquement, de rechercher coment appliquer ces notions aux organisateurs de courses ou de trail.

Je ne prétends ni à l'exhaustivité, ni à imposer quoi que ce soit à qui que ce soit, ni à lever toute ambigüté ou confusion, ni à donner des solutions clé en main, car ces dernières n'existent pas, ni en aucun cas à donner des conseils. Mon but est simplement d'informer un peu et d'aider à y voir un tout petit peu plus clair.

Le blog m'a semblé une forme plus adaptée que le forum pour présenter ces notions, le droit prêtant à interprétation et donc à polémique(s) qui brouillerait le message. Bon courage à ceux qui liront jusqu'au bout.

Bon courage aussi aux organisateurs, car de nos jours organiser est devenu un sacerdoce. 

Intro

Tout le monde sent confusément qu'on peut être responsable à tout moment, pour chacun de ses actes. On est tous responsables de ses actes dans notre vie quotidienne. Il faut avoir une attitude responsable. S'engager dans une relation amicale ou amoureuse, une profession, être parent, citoyen, participer à une compétition, suppose d'être responsable.

Mais qu'est ce être responsable, vu sous l'angle du droit?.

J'envisagerai tout d'abord, en glissant de temps à autres des exemples concernant les organisateurs et les coureurs, la responsabilité en général, puis les responsabilités civiles et pénales encourues par les organisateurs après avoir défini ce qu'est un organisateur.

Première partie La responsabilité en général

Toute responsabilité suppose une faute, un préjudice et un lien de causalité entre la faute et le préjudice. 

Je parlerai d'abord de la faute en général (I), puis des différences pas si évidentes entre fautes civiles et pénales ( II) et, enfin, j'appronfondirai un peu par quelques exemples (III)  

I) la faute en général

Le fait, l' élément matériel de la faute, peut résulter soit d'un acte positif, d'une action (matérielle ou intellectuelle), soit d'une omission, inexécution d'une obligation légale d'agir ou simple abstention.

La faute peut être intentionnelle, et suppose donc chez son auteur la volonté de causer le dommage, ou non intentionnelle, qui ne suppose qu'une attitude négligente ou imprudente de la part de son auteur.

En principe, la faute doit être prouvée par celui qui se prétend victime, ainsi que l'existence du préjudice et le lien de causalité entre la faute et le préjudice. .

Il appartient aux parties au litige d'apporter la preuve des faits qu'elles allèguent et aux juges de rechercher si la preuve est rapportée.

La faute ne peut se déduire en principe du résultat. Exemple : ce n'est pas parce qu'il y a eu un accident qu'il y a eu nécessairement faute.

La causalité est appréciée selon la théorie de la causalité adéquate ou selon celle de l'équivalence des conditions. 

La causalité est adéquate, lorsque le fait générateur du dommage en a été la cause impulsive et déterminante. 

Il y a équivalence des conditions lorsque le fait à l'origine du dommage a participé, de quelque manière que ce soit, à la réalisation du dommage. 

II) la faute civile et la faute pénale

1) la faute civile

La faute civile est très large. Elle peut d'abord être délictuelle ou quasi délictuelle:

a) faute délictuelle ou quasi délictuelle

Selon l'article 1382 du code civil, tout fait quelconque de l'homme qui cause à autrui un dommage, obligecelui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

Selon l'article 1383 du code civil, on peut être responsable en cas de maladresse d'imprudence ou de négligence.

Ces textes, mettent à la charge de chacun une obligation générale de prudence et de diligence. Celle que doit respecter le "bon père de famille". 

La responsabilité civile sur le fondement des textes précités peut tout d'abord être engagée, s'il existait une disposition spéciale qui a été enfreinte par l'auteur du dommage.

-L'existence d'un texte spécial, imposant une obligation déterminée, facilite la mise en oeuvre de la responsabilité. Dès lors qu'elle a entraîné un préjudice, la seule violation de ce texte constitue une faute.

Exemple : la violation d'une autorisation ou d'une interdiction administrative, l'absence de permis de construire, violation de la loi littoral.

Mais attention: il ne suffit pas de respecter une autorisation administrative pour ne pas être civilement responsable. Ainsi, les autorisations administratives sont toujours accordées sous réserve des droits des tiers. ( c'est à dire non concernés directement par l'autorisation)

Exemple dont j'ai eu à connaître: le fait d'avoir un permis de construire, même respecté, peut engager la responsabilité si la construction en cause entraîne pour les voisins un trouble anormal de voisinage ( bruit, atteinte à une servitude de vue etc). 

Autre exemple d'école: une autorisation délivrée par la préfecture ne dispense pas l'organisateur de sa responsabilité, prouvée dans les conditions évoquées plus haut, (obligation de moyens) par exemple si des riverains se plaignent du bruit dégagé par la sono ou des déchets laissés par des concurrents dans une propriété empruntée par la course..   

-En l'absence de texte spécifique prévoyant telle ou telle obligation, il convient de rechercher si l'auteur du dommage à contrevenu à son obligation générale de prudence et de diligence, ce qui impose au juge de comparer l'attitude de l'individu en cause avec celle de l'individu moyen, dit " bon père de famille" placé dans les mêmes circonstances.

Les négligences et imprudences, peuvent revêtir les formes les plus variées. Elles sont caractérisées par des actes qu'un homme d'intelligence et de prudence normales, de bon sens, ne devrait pas commettre. Elles peuvent notamment résulter d'une maladresse, de l'oubli d'une règle professionnelle, même si elles ne sont pas prévues par un texte spécial.

Il suffit que l'intéressé n'ait pas pris les précautions qu'auraient prises un "bon père de famille" pour éviter le dommage.

Enfin, selon les articles 1384 et suivants du code civil on peut être responsable des choses que l'on a sous sa garde, de ses enfants, de ses employés.

Plus précisément, sur la responsabilité du fait des choses, la garde s'entend du pouvoir de direction et de contrôle. Généralement, c'est le propriétaire qui est réputé être gardien de sa chose, un chien par exemple, sauf si la garde a été transférée à une autre personne, durant son absence par exemple. ( l'animal étant encore considéré de manière archaique, comme une chose par le droit civil, mais c'est un autre débat) 

Il suffit pour la victime, d'établir que la chose a joué un rôle actif dans la réalisation de son préjudice. 

Une fois ce point ainsi que la qualité du gardien établis, c'est au gardien, propriétaire ou personne à qui la garde a été transférée, de prouver que le dommage n'est pas de son fait, mais résulte d'une faute de la victime, d'une cause extérieure ou d'un cas de force majeure, soit un évévènement imprévisible, irrésistible, extérieur. 

Il a été ainsi admis, de manière discutable, qu'un propriétaire n'a pas la garde de la neige sur son toit.  

Lorsque la chose est immobile, exemple un cordage barrant la route d'un piéton qui a trébuché sur lui, la preuve que le bien incriminé a participé de façon incontestable et déterminante à la production du préjudice incombe à la victime qui doit démontrer que la chose, malgré son inertie, a eu un rôle causal et a été l'instrument du dommage par une anormalité dans son fonctionnement, son état, sa fabrication, sa solidité ou sa position.

Exemple de solution : Le gardien des escaliers menant du garage à la cave de l'immeuble dont il est propriétaire doit répondre des dommages subis par son invité qui a chuté après les avoir empruntés sur le fondement de l'article 1384 alinéa 1 du Code civil. L'escalier, dont la dangerosité est avérée, a joué un rôle actif dans la réalisation du préjudice puisqu'il n'était pas protégé du côté latéral et cette anormalité n'a pas fait l'objet d'une signalisation. Le gardien qui n'a pas pris les précautions en vue d'éviter l'usage des escaliers par ses invités ne peut s'exonérer totalement de sa responsabilité, la faute de la victime qui a emprunté un chemin qu'elle ne connaissait pas sans actionner l'éclairage a participé en partie à la réalisation de son dommage, n'était pas imprévisible et irrésistible. La responsabilité de la victime est retenue à hauteur de 1/4 et celle du gardien à hauteur de 3/4.

b)-La responsabilité civile peut aussi être contractuelle.

Il s'agit ici de la violation non pas d'une obligation légale ou d'une obligation générale de prudence, mais d'une obligation contractuelle.

Il est donc nécessaire d'établir l'existence d'un contrat et quelles étaient les obligations respectives des parties au contrat.

Parfois, en l'absence d'écrit, il est difficile pour le juge d'établir qu'elles étaint les obligations respectives des parties lorsque celles-ci sont contestées, ce qui est généralement le cas.

On distingue classiquement, obligation de moyen et obligation de résultat .

L'obligation est de moyen, lorsque le débiteur de l'obligation n'est tenu que de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour parvenir au but fixé par le créancier. Le débiteur sera responsable s'il n'a pas fait son possible pour obtenir le résultat souhaité. La preuve de la faute incombe alors à celui qui se prétend victime.

Exemple : L'obligation du médecin n'est que de moyen: Il doit fournir des soins attentifs et consciencieux, conformes aux données acquises de la science. En cas de préjudice, il appartiendra à la victime de prouver la faute du médecin.

Autre exemple : l'organisateur de course n'est tenu à l'égard des coureurs que d'une obligation contractuelle de moyens. Sa faute doit donc être prouvée.

A l'égard des tiers non coureurs, la faute civile de l'organisateur doit être également prouvée sur le fondement des articles 1382 et suivants précités du code civil.

L'obligation est de résultat, lorsque la responsabilité est engagée du seul fait que le résultat promis n'a pas été fourni. Le débiteur sera donc condamné, du seul fait que le résultat escompé n'a pas été obtenu, même si aucune faute n'est établie à sa charge.

Exemple : L'employeur est tenu à l'égard de son salarié d'une obligation de sécurité résultat qui l'oblige à prendre toutes mesures pour préserver la santé et la sécurité de ses salariés. Il y a inversion de la charge de la preuve. En cas d'accident, il lui faudra prouver qu'il n'a commis aucune faute .

Autre exemple: l'agence de voyages est tenue d'une obligation de résultat dans l'exécution de la prestation promise.

Le cas de la perte de chance .

Création jurisprudentielle. Lorsque le lien entre la faute et le préjudice n'est pas clairement établi, la victime pourra faire valoir la perte de chance d'échapper au préjudice, qui est une forme de préjudice.

exemple : une cour d'appel ayant relevé que les experts qui n'avaient pu déterminer si la pratique d'une césarienne faite de manière précoce aurait permis d'éviter, à coup sûr, les lésions dont souffre aujourd'hui l'enfant, ont néanmoins conclu que l'erreur de diagnostic et l'abstention thérapeutique qui en était résulté avaient été à l'origine d'une perte de chance (Cass. 1re civ., 10 juill. 2002 : Bull. civ. 2002, I, n° 197)

Autre exemple : l'avocat ayant manqué à son obligation de conseil en ne soulevant pas un argument a fait perdre à son client une chance de gagner son procès, compte tenu de l'aléa judiciaire .. 

-Attention: Un manquement contractuel peut être invoqué par un tiers au contrat.

Le tiers à un contrat peut invoquer, sur le fondement de la responsabilité délictuelle ( 1382 et suivants), un manquement contractuel dès lors que ce manquement lui a causé un dommage (Cass. ass. plén., 6 oct. 2006, n° 05-13.255).

2) la faute pénale

La faute pénale, résultant d'une atteinte à l'ordre public ( santé, sécurité, salubrité) se distingue de la faute civile par sa soumission au principe de légalité des délits et des peines .

La loi précise en effet quels sont les actes répréhensibles et le juge pénal est limité dans sa liberté d'appréciation. Il ne peut prononcer la condamnation si une disposition légale n'a pas préalablement établi l'incrimination.

Le juge ne peut aussi, en principe, contrairement à la responsabilité civile, raisonner par analogie (utiliser une solution applicable à tel problème pour résoudre un autre problème) , déduction ou présomption ( tirer des conséquences d'un fait connu à un fait inconnu).

En outre, la faute pénale suppose en principe une intention délictuelle.

Les articles 221-6 et 222-19 du Code pénal qui sanctionnent pénalement l'auteur d'un homicide involontaire (art. 221-6) ou d'une atteinte involontaire à l'intégrité d'une personne ayant occasionné une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois (art. 222-19) par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, ou encore par suite d'un manquement délibéré à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, sont une exception aux deux règles qui précèdent.

Il en est de même dans les articles 121-3 alinéa 2 et suivants du code pénal.

Ces textes laissent au juge, de par leur généralité, une possiblité d'interprétation. Il y a au sens de ces dispositions "unité des fautes civile et pénale d'imprudence" .

Enfin, avant l'entrée en vigueur de l'article 4-1 du Code de procédure pénale(L. n° 2000-647, 10 juill. 2000), il existait un principe de l'autorité de la chose jugée au pénal sur le civil pour les infractions non intentionnelles.

En conséquence, si le juge pénal relaxait le prévenu, l'autorité de la décision répressive sur la faute pénale s'imposait au juge civil qui ne pouvait, dès lors, condamner l'auteur du dommage à le réparer en vertu des articles 1382 et 1383 du Code civil.

Or, depuis cette réforme, il n'en est plus ainsi. Même en cas de relaxe au pénal, ( vor l'affaire du trail du mercantour) la victime peut obtenir réparation du préjudice causé par une faute de maladresse imprudence négligence, sur le plan civil, sur le fondement des articles 1382 et 1383 du code civil.

III) quelques exemples de fautes : ( sans trop rentrer dans les détails au risque de créer une confusion)

1) la création d'une situation dangereuse par sa négligence, son imprudence:

le fait de n'avoir pas pris les précautions indispensables pour éviter le dommage ou de ne pas avoir averti les tiers du risque, peut engager la responsabilité en cas de dommage .

Est ainsi sanctionnée la violation de l'obligation de prudence et de diligence résultant des articles 1382 et 1383 du code civil. 

Par exemple, est fautif l'entrepreneur qui omet de signaler l'état d'une cheminée branlante en omettant de prendre toute précaution pour protéger intervenants et tiers (Cass. 2e civ., 21 nov. 1990), le maître d'oeuvre qui n'a pas clôturé un chantier pour en interdire l'accès aux enfants du quartier qui s'en servaient de terrain de jeux (Cass. 2e civ., 6 janv. 2000), le propriétaire d'une motocyclette qui a prêté son véhicule à une personne, sachant qu'elle n'était pas titulaire du permis de conduire et après l'avoir vu consommer une quantité importante d'alcool (Cass. 2e civ., 27 févr. 1991 : JCP G 1991, IV, 161), le propriétaire d'une piscine qui n'a pas fermé à clé le portillon donnant accès à sa propriété (Cass. 2e civ., 10 juin 1998).

2) faute d'inattention ou de maladresse

Par exemple, est responsable celui qui, assurant son partenaire lors d'une séance d'escalade, est distrait et le laisse tomber au sol lui occasionnant de lourdes blessures.

Est fautif celui qui, par inattention, ne voit pas ou n'entend pas ce qu'un homme normal, prudent et avisé, aurait vu et entendu. Exemple: le heurt par une benne d'une ligne à haute tension "visible de tout conducteur normalement attentif", Cass. 2e civ., 11 janv. 1995).

3) la faute d'abstention ou d'omission

Elle peut résulter d'une imprudence ou d'une négligence ordinaire, même en l'absence de tout texte.

Ainsi, est sanctionnée, l'omission que n'aurait pas commise le bon père de famille, ou la bonne mèreRigolant, placé dans la même situation.

Par exemple, le fait de ne pas avertir quelqu'un qu'un lieu est dangereux.

La faute d'omission peut aussi résulter de la violation d'une obligation d'agir prévue par un texte spécial, ainsi pour des exemples de responsabilités pénales. l'abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité corporelle d'autrui ou de porter secours à une personne en péril (C. pén., art. 223-6. – V. par exemple, Cass. crim., 10 mai 2001 : Juris-Data n° 2001-009998) ; l'abstention volontaire de combattre un sinistre de nature à créer un danger (C. pén., art. 223-7) ; – la non-dénonciation de crime(C. pén., art. 434-1) ; la non-dénonciation de crime constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou des actes de terrorisme (C. pén., art. 434-2) ; – la non-dénonciation de mauvais traitement infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne particulièrement vulnérable (C. pén., art. 434-3) ; – le refus de déposer, après avoir déclaré connaître l'auteur d'un crime ou d'un délit (C. pén., art. 434-12).

Enfin, même en l'absence de texte, l'abstention est fautive lorsqu'elle résulte d'une intention de nuire, dont la preuve doit être rapportée par celui qui l'allègue. 

4) autres types de fautes

L'exemple de l'abus de droit. Même lorsqu'une personne a un droit, droit de propriété par exemple, l'abus de ce droit peut être fautif et sanctionné.

Exemple: le propriétaire qui a élevé une fausse cheminée, dans le seul but de priver son voisin de soleil (CA Colmar, 2 mai 1855 : D. 1856, jurispr. p. 9), celui qui érige une haute palissade peinte en noir (Cass. req., 3 août 1915 : DP 1917, jurispr. p. 179) et ce même, comme vu plus haut, si un permis de construire a été accordé .

Le trouble anormal de voisinage est une construction jurisprudentielle particulière en ce que, il peut engager la responsabilité civile, même sans faute.

Le simple fait qu'il existe un préjudice, excédant les inconvénients normaux du voisinage, ce préjudice s'appréciant de façon concrète en fonction des circonstances de lieu et de temps, c'est le travail du juge, suffit à engager la responsabilité, même sans faute et sans intention de nuire.

5) le cas particulier des atteintes aux droits de la personnalité :

Ici j'évoquerai plus particulièrement le droit à l'image, la plupart des règlements de courses contenant des renonciations plus ou moins claires et précises au droit à l'image.

La renonciation à un droit, ne se présume pas et doit être prouvée.

Le principe posé par la jurisprudence est que “toute personne peut s'opposer à la diffusion de son image sans son autorisation, et que la preuve d'une telle autorisation, qui doit être expresse et spéciale, doit être apportée par l'auteur de la publication” ( Cass. 1re civ., 13 avr. 1988 : Bull. civ. I, n° 98).

Constitue une atteinte à la vie privée la publication de photographies ne respectant pas la finalité visée dans l'autorisation donnée par l'intéressé (Cass. 1re civ., 30 mai 2000). Ainsi, la renonciation d'un coureur à son droit à l'image, ne permet pas à l'organisateur d'utiliser la photo de ce coureur à des fins sans rapport avec la course à pied, par exemple politiques ou religieuses, surtout si celles-ci ne correspondent pas aux opinions du coureur, même si l'organisateur les ignorait .

Ni l'absence d'atteinte à la vie privée ni le souci prétendu d'une information du public ni la nature de l'activité professionnelle des personnes photographiées ne doivent mettre en échec la règle selon laquelle chacun dispose en principe sur son image d'un droit absolu (CA Paris, 20 mars 1985 ) cf exemple donné plus haut.

L'autorisation donnée va, en cas d'ambigüté, s'interpréter dans le sens le plus favorable au coureur contestant l'usage fait de son image. Le consentement d'une personne à la publication d'une photo d'elle prise dans un lieu public n'est que présumé. Cette présomption peut être détruite par la preuve contraire. (Cass. 2e civ., 8 juill. 1981, CA Paris, 6 oct. 1999).

Exemple : La société de presse fait vainement reproche à l'arrêt d'avoir retenu sa responsabilité et de l'avoir condamnée à payer une certaine somme en réparation du préjudice subi par le demandeur. En effet, l'arrêt a retenu que les photographies des intéressés prises dans un tournoi de tennis, à leur insu avec un cadrage les isolant du public environnant, ont été publiées et divulguées sans leur autorisation, sans que la société puisse se prévaloir du caractère public du lieu pour invoquer une renonciation quelconque du demandeur à ses droits.

La renonciation au droit à l'image ne doit être entachée d'aucun vice du consentement, telles qu'erreur sur la nature et l'étendue de son engagement, manœuvres, pressions. etc

En outre les limites de l'autorisation doivent être précises .

Exemple : la cour d'appel, par motifs propres et adoptés, après avoir relevé que Mme X... ne soutenait aucunement que son consentement aurait été vicié, puis avoir énoncé à bon droit que les dispositions de l' article 9 du code civil , seules applicables en matière de cession de droit à l'image, à l'exclusion notamment du code de la propriété intellectuelle, relèvent de la liberté contractuelle, a pu retenir qu'elles ne faisaient pas obstacle à celle-ci, dès lors que, comme en l'espèce, les parties avaient stipulé de façon suffisamment claire les limites de l'autorisation donnée quant à sa durée, son domaine géographique, la nature des supports, et l'exclusion de certains contextes.

Après cette brève intro au droit de la responsabilité, j'aborderai par la suite l'aspect sous l'angle des organisations et enfin l'assurance des organisations

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