KikouBlog de philtraverses - Septembre 2013
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ariege : le chant du signe

Par philtraverses - 24-09-2013 21:05:25 - 7 commentaires

Non non, pas de faute dans le titre c'est bien ça.. Voici trois autres sommets ariégeois. Les derniers pour cette année.. Parmi tant d'autres.

Et pour commencer, le pic de couillac..

La petite route, qui continue au delà de st girons, amène au parking. De là, démarre le sentier de l'étang de la hilette, balisé gr. Bien que gr, ce sentier est loin d'être une promenade familiale.

Après avoir longé le torrent, le sentier se redresse pour attaquer les raides pentes du cirque de cagateille. Dans la forêt, les lacets se font de plus en plus raides. Au sortir de la forêt, il faut remonter des dalles inclinées, pouvant être glissantes par temps de pluie. J'atteins enfin le bel étang de la hilette, ou des pêcheurs ont passé la nuit.

 

 

Une fois dépassé l'étang, le sentier, ou plutôt la sente, remonte vers le col de couillac.

 

On domine rapidement l'étang de la hilette.

 

En suivant le raide sentier, peu marqué, qui se faufile entre les blocs de rocher et les herbes, j'atteins le col. Voila la pointe de rabassere, qui sera mon but tout à l'heure.

 

Plus loin, tout au bout de la crête, le pic de couillac, vers lequel je me dirige à présent.

 

En contrebas du col, des étangs improbables dans ce désert minéral.

 

Je passe devant un laquet, ou le ciel se reflète.

 

Le pic, se rapproche insensiblement.

 

Au sommet, ou il n'y a personne, vue sur le lac de certascans, le pic du même nom et le pic de montabone, autres buts de randonnée qui me sont chers.

 

 

Je redescends, rejoins le col, pour gravir la pointe de rabassere. De là, il est possible de se diriger vers le pic de turguilla, légèrement en contrebas, par une traversée assez périlleuse.. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui, trop de névés encore.

 

L'étang réglisse? Une vue sur le massif du montcalm?, pas si loin finalement.Curieux, alors que je marche depuis des années dans les pyrénées, je sois encore incapable de reconnaitre les sommets. 

 

Hélas, il faut toujours redescendre. Et c'est toujours trop long. 

Autre sommet, le pic de marterat.

Dans la vallée d'oust, s'ouvre une autre vallée méconnue, qui conduit au col de marterat. Le jour est levé depuis peu, quand je commence la rando. Georges véron donnait 2000m de dénivelé avec les oscillations. Ce sera 1850m, mesuré au gps.

 

Pour l'heure, le sentier monte doucement dans les prairies, encore mouillées par la rosée du matin.

 

Le sentier redescend, passe sur un autre versant. La pente se redresse ensuite, sans présenter la moindre difficulté.

On atteint ensuite, presque sans y penser, la jolie cabane de marterat, juchée sur son promontoire, juste en dessous du col. Un endroit ou aller, pour une retraite, spirituelle ou non.

 

Vue du col, la cabane est encore dans l'obscurité.

 

De l'autre côté du col, l'Espagne et plus de sentier pour rejoindre le pic de marterat, mon objectif.. Juste au début, de vagues sentes.. Je passe devant un troupeau de chevaux moitié sauvages, en passant loin des males..

 

Le sentier reste à flanc, puis disparait totalement. Aucun cairn. Il est alors temps de prendre de la hauteur, pour rejoindre la crête du pic de marterat.

 

Après une montée un peu pénible dans les éboulis et le gispet, j'atteins le sommet, orné d'un cairn.

A noter que la crête sur la fin, est assez étroite et qu'il faut redoubler d'attention. Un rapide tour d'horizon, car la descente va être longue ..

 

 

 

 

En rejoignant le col, je jette un dernier regard sur ce sommet, pas si facile.

Troisième sommet : Le pic de brougat ou de broate .

Le départ du chemin est commun avec celui du montcalm. Quelque hectomètres après le départ, on emprunte la direction du port de l'artigue.

 

Il suffit, pour le moment, de suivre le sentier balisé gr qui va au port de l'artigue. Plus haut, au niveau du torrent, la passerelle qui permettait de traverser a disparue. Après un bain de pied inévitable, je me dirige vers le port de l'artigue, qui se rapproche peu à peu.

 

De nombreux orris, dont certain sont en ruines, jalonnent le parcours. Je me souviens de cette étape val ferrera, l'artigue, ou j'avais dormi dans un de ces orris, un peu sale.

Plus haut, c'est la bifurcation vers l'étang de montestaure, très discrète, à peine marquée par une balise jaune à moitié effacée et un cairn. Le joli étang est atteint assez rapidement.

 

Une sente discrète, parfois effacée, parfois cairnée, passe au dessus de l'étang, sur sa gauche, et se dirige vers le col encore invisible.

 

Plus haut, on retrouve une trace, qui facilite le franchissement des éboulis fins et instables qui défendent le port de montestaure. L'accès au col, déversant sur des barres rocheuses, peut être dangereux en cas de névés.

 

Une fois au col, on a plus qu'à suivre la crête facile, à droite, vers le pic brougat, qui culmine à 2706m. Le sommet, sur le terrain, n'est pas comme indiqué sur la carte ign.. 

 

 

La vue sur le massif du montcalm et les sommets espagnols..

 

 

je redescends sur terre par le même chemin.

En descendant, je sens mon dos, mes genoux, mes mollets.. C'est le chant des signes.. 

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l'ariege:les pics de la soucarrane et de l'étang fourcat

Par philtraverses - 13-09-2013 20:10:10 - 3 commentaires

Alors que mon dos me trahit, me reste un peu de temps, pour un petit travail de mémoire, pour me remémorer mes sorties de l'été, avant que l'automne arrive.

Des randonnées dans LE SECTEUR DE L'ETANG DE SOULCELM. Cet étang est situé au dessus de Tarascon sur arière. 

 Ce secteur de l'ariege offre des randonnées innombrables. Par exemple, la pique d'estats par le canal de riufret, que je ne relaterai pas ici. 1700 m de dénivelé droit dans la pente.. et un sentier pouvant être dangereux car traversant des pentes de gispet. 

Je renvoie, pour ce périple, à mon site, au cas ou quelqu'un aurait l'idée saugrenue de s'y égarer.

Parmi les sommets assez faciles, j'ai choisi de parler ici du pic de la soucarrane et du pic de l'étang fourcat.

LE pic de la soucarrane d'abord.

Une fois longé l'étang du soulcelm, j' arrive au parking des orris de carla. Après avoir remonté la piste un moment, un panneau m'invite à prendre la direction des étangs du roumazet.

 

Au croisement, plus haut, je continue tout droit vers l'étang de la soucarrane.

 

Après un long moment à longer le fond de la vallée, la pente se redresse enfin. Au petit matin, le lac de la rouge, que j'atteins en 1h environ, se réveille à peine, encore dans son rêve.

 

Le bon chemin, balisé gr, conduit ensuite au port de bouet. De l'autre coté, c'est l'Espagne et, plus bas, le refuge de val ferrera, ou passent la hrp et le gr11.

 

Après le col, les choses se corsent. La crète, qui part à droite du col, qui mène au sommet, impose parfois de mettre les mains, mais offre en définitive peu de résistance. A noter que l'itinéraire est balisé en jaune, semble t'il depuis peu, ce qui peut toujours rassurer les ames sensibles..

 

J'arrive au sommet ou, en cette heure matinale, je suis seul. En ce matin clair, je ne sais plus ou donner des yeux..

 

 

 

Du sommmet, je redescends, par une sente évidente et balisée, au col du roumazet. Plus loin, je traverse un champ de gros éboulis, assez pénibles, qui s'étend sur une longueur d'environ 1 km.

 

Heureusement, plus bas, l'étang du roumazet est comme une récompense, un havre de paix, après les longues minutes passées à batailler dans les cailloux.

 

 

La suite est évidente, et je me laisse guider par le bon sentier, profitant des bruits et respirant à plein poumon le parfum de la montagne. 

Le pic de l'étang fourcat .

Toujours dans le secteur de l'étang du soulcelm, voilà le pic de l'étang fourcat, bien moins fréquenté..

En remontant la piste, après les orris du carla, j'atteins la discrète bifurcation des étangs du caraussans, indiquée par un panneau en voie de délabrement, et bien plus haut que ne l'indique la carte ign..

 

Le sentier, assez bien tracé, monte raide tout du long. La mer de nuages, qui m'inquiétait un peu, car le parcours impose une bonne visibilité, se dissipe.

 

Je dépasse, sans m'en rendre compte, l'étang du caraussans, en contrebas sur la gauche.

 

Plus haut, le sentier atteint un col au dessus de la station d'arcalis, toujours aussi laide.

 

 

En continuant la crête, j'atteins, un peu plus loin, le port de caraussans proprement dit, remarquable par les panneaux qui le garnissent. L'un d'entre eux indique la pointe de peyregils, éminence que je rejoins en 5mn environ. Après cette pointe, plus de sentier mais, de temps à autres, des sentes.

 

Je continue sur la crête, en évitant les difficultés au mieux. Ca passe un peu partout, sans difficultés, ni sensation d'être exposé, surtout coté Français.. J'atteins enfin le port de tristaina, ou je retrouve un sentier, balisé de manière intermittente en jaune. Sous ce col, un névé raide et glacé, à éviter..

 

Le sentier, pas toujours évident, rejoint le petit pic fourcat. Plus haut, sans balises, ni chemin, j'atteins le pic de l'étang fourcat ou la vue, notamment sur l'étang fourcat, est, bien sur, magnifique.

 

Mais aussi sur le pic de malcaras, difficile d'accès de ce côté..

 

Je passe sur la vue sur l'andorre, défiguré par les pistes..

 

je redescends, hors sentier, par des pentes raides et rébarbatives, et rejoins les étangs des clots.

 

Toujours hors sentier, je passe au dessus de l'étang de caraussans pour retrouver mon chemin du matin. Je me prends à penser que l'été est éternel et que le temps qui passe n'est qu'une illusion. 


La suite de mes randos en ariege bientôt..

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