KikouBlog de philtraverses - Août 2011
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adieu à mon chat noir

Par philtraverses - 06-08-2011 19:59:00 - 6 commentaires

Ta place est vide. Ta gamelle ou tu te jetais avec gourmandise déborde des granulés que tu ne mangeras plus. Je ne t'appelerai plus pour manger. Le vide de ton abscence m'entoure de toutes part.

Comment ta présence muette et discrète emplissait mon coeur ?. Je ne saurais le dire. Je reste là, impuissant. De toi il ne reste rien. pas même une photo.

Ta vie avait mal démarré, chat noir. Abandonné très jeune. Des voisins "compatissants", chargés de garder la maison de ta maitresse, partie en maison de retraite, t'ont enfermé pendant des mois dans une des pièces. Nous avions du faire intervenir la police municipale pour te libérer de ta geole. Malgré tes miaulements désespérés les voisins persistaient à nier ta présence. .

Tu avais gardé depuis la phobie de l'enfermement. Les enfants de la "vieille", partie, avaient emporté ta mère avec eux. Ta mère n'avait pas eu le temps de t'élever et de t'apprendre les bases de la vie. Tu étais resté craintif et peureux. Incapable de te défendre.

Une fois que tu avais été libéré, nous t'avions recueilli. Tous les matins depuis deux ans, c'était un rituel, je t'ouvrais la porte de la maison pour te donner à manger . Je te regardais manger. Je surveillais pour que les autres chats ne viennent pas t'embêter. c'était pour moi un véritable miracle de te voir tous les matins.. Une parenthèse, un instant magique avant de partir travailler.

Fidèle au poste. Je te parlais, te racontais tout. Tu semblais comprendre. Tes grands yeux qui me fixaient.. Un lien d'attachement fragile et ténu s'était crée. C'est bête de s'attacher, car au bout, il y a la souffrance de la perte. On ne devrait jamais s'attacher..

Et puis, début juillet, tu as commencé à maigrir. Comme tu continuais à manger, je ne me suis pas inquiété. Mais l'amaigrissement devenait de plus en plus important. Nous t'avons soigné pour des parasites. Mais rien à faire, tu devenais de plus en plus maigre et faible.

Et puis ce matin, je t'ai découvert, allongé, respirant faiblement. Tu ne bougeais plus, ne réagissais plus. Déjà dans le coma. Alors je t'ai amené au vétérinaire. Il n'y avait plus rien à faire. Tu es mort doucement, dignement.

Alors ce billet sur kikourou sera ton tombeau. Pas de littérature. Juste jetés à la volée ces mots comme des larmes, Une trace qui restera de toi, petite présence discrète qui a su, par ton silence et ta douceur, capturer mon coeur, tant que kikourou vivra.

Tant pis pour les moqueries. L'essentiel est que ton souvenir subsiste. Chat noir sans nom

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